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Cet article est paru dans Le Monde, édition du 07.03.2004 L'aïkido, art de la non-violence - Jean-Michel Dumay Cette discipline japonaise n'est pas un sport, mais un ensemble de formes, de simulacres de conflits, visant à domestiquer la violence. Ses adeptes sont plus nombreux en France qu'au Japon. Comme souvent dans les arts martiaux, cela commence par un salut au kamiza, la place d'honneur, où figure la photographie du fondateur : Morihei Ueshiba, un vieil homme à barbiche, zen et droit, qu'on appelle grand professeur (O sensei). Puis on salue l'autre maître, celui du dojo, qui va transmettre à son tour, donc montrer la voie (do). Sur le tapis, il est alors question de formes, de prises assez compliquées pour le non-initié, et toutes nommées en japonais. Elles s'enchaînent, comme des dialogues, entre deux aïkidokas. Car cet art martial n'a de sens et de pratique qu'à deux - partenaires, et non adversaires. Ce n'est pas un sport - il n'existe aucune compétition -, plutôt une affaire de relation, de communication. |
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