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Cette réponse à la lettre ouverte de Serge Merlet a été publiée dans le numéro 8 d'Aikido Journal. Réponse à Serge Merlet - Alexandre GespCher Monsieur Merlet. Je ne suis absolument pas d'accord avec vous pour les raisons suivantes : Un examen Dan est d'abord un examen : quelque soit la discipline, aucun jury d'examen ne peut être également l'enseignant de l'élève, sauf à dénaturer la valeur du diplôme. Je ne connais pas les tenants et les aboutissants du système français, mais il me semble que déléguer l'examen d'un titre officiel à un ensemble de personnes (une fédération) ayant eu assez de bon sens pour se réunir et dépasser leurs divergences pour monter un système commun n'est pas la pire solution. Je prend le pari (sans aucun risque, puisque le fait est avéré) que quiconque ouvre une école d'art martiaux en promettant la ceinture Noire au bout d'un temps raisonnablement court, aura beaucoup d'élèves prêts à payer parfois cher l'objet de leurs désirs. Mais le grade décerné n'aura alors à mes yeux que la valeur du papier sur lequel il est écrit... Si le titre de ceinture Noire garde un certain prestige en France, c'est peut-être aussi parce qu'il n'est pas facile à décrocher. Le système français a au moins ce mérite : les examinateurs suivent des stages de formation jury, et se remettent parfois en question. Un membre du jury totalement délirant dans son jugement ne sera probablement pas invité deux fois par le président de ligue. Plus polémique encore : si l'enseignant a un rôle essentiel pour guider ses élèves, il doit également accepter que son travail soit indirectement jugé lorsqu'il envoie ses élèves présenter un Dan. J'ai cru observer à plusieurs reprises que beaucoup des crispations autour du « problème » des grades venaient en fin de compte d'une incapacité de l'enseignant à remettre en cause son travail. |
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