La première partie de cet article est parue dans le numéro 1.

La fin de cet article est parue dans le numéro 2.

Paul Muller en direct de Strasbourg
Interview de Horst Schwickerath - Première partie

Paul Muller en train de découvrir l'Aikido journalCurriculum vitae

Né à Strasbourg le 13 juillet 1947, 3 enfants
Enseignant en électronique à l'Education Nationale (études d'ingénieur à l'ENSEA)

À partir de mai 1963, débute la pratique l'AÏKIDO à l'A.S.O.R. de Schiltigheim (banlieue de Strasbourg) sous la direction de F. SIMON. Membre dès ce moment de l'ACFA : Association Culturelle Française d'AÏKIDO animée alors par NAKAZONO Senseï et NORO Senseï.

  • 1965-1974 : participe à tous les grands stages d'été (durée 4 semaines jusqu'en 1970) dirigés par les experts NAKAZONO Senseï et TAMURA Senseï
  • 1968-1973 : pratique quotidienne aux dojos de NAKAZONO Senseï à Paris

Grades

  • 1966 : 1er dan Aikikai ; Jury : NAKAZONO Senseï et TAMURA Senseï
  • 1969 : 2ème dan Aikikai ; Jury : NAKAZONO Senseï
  • 1971 : 3ème dan Aikikai ; Jury : NAKAZONO Senseï et TAMURA Senseï
  • 1978 : 4ème dan national (UNA) Jury : TAMURA Senseï
  • 1979 : 4ème dan Aikikai ; Jury : TAMURA Senseï
  • 1981 : 5ème dan national (UNA) ; sur demande de TAMURA Senseï
  • 1990 : 5ème dan Aikikai, sur demande de NISHIO Senseï
  • 1991 : 6ème dan national (UFA/FFAAA)
  • 1995 : 6ème dan Aikikai, sur demande de NISHIO Senseï

Etudes d'Aikido

  • 1963-1971 : Avec NAKAZONO Senseï, jusqu'au départ de celui-ci pour les Etats-Unis
  • 1963-1967 : en parallèle, avec NORO Senseï
  • 1964-1982 : avec TAMURA Senseï
  • 1973-1978 : avec CHIBA Senseï

Activités d'enseignant

  • 1968-1971 : professeur d'Aikido au Centre Sportif Universitaire (CSU) à Paris
  • 1969-1971 : professeur d'Aikido à la MJC de la Nation à Paris
  • depuis octobre 1971 : professeur d'Aikido au CSU de Strasbourg
  • depuis octobre 1973: professeur d'Aikido au dojo de l'association sportive des Cheminots de Strasbourg

Fonctions techniques

  • 1976-1982 : Conseiller technique interrégional pour le Nord-Est de la France. Paul Muller est l'un des 5 assistants de Me Tamura au sein de l'UNA-FFJDA
  • 1976-1982 : membre du Comité national des Grades Aikido au sein de l'UNA
  • 1983-1986 : Délégué technique national (un des quatre) de la FFAAA
  • depuis 1984 : Délégué technique régional pour l'Alsace de la FFAAA

Est-ce que tu avais déjà pratiqué un autre art martial avant l'Aïkido?

Non, j'ai débuté à 15 ans avec l'Aïkido. Avant ça, je n'avais pratiquement eu aucune activité sportive sauf scolaire. Mais un jour, j'étais encore jeune débutant (en 1964), je suivais un cours de Me Nakazono. J'attaque, et il me donne une tape sur la main et me dit: «vous devez apprendre le karaté, vous ne savez pas attaquer !». Alors, je me suis mis au karaté. Comme le karaté était très physique, j'ai progressé très rapidement, après 2 ans j'étais 1er kyu. Mon professeur de karaté a dû quitter Strasbourg pour raisons professionnelles, et pendant un an je suis devenu un très jeune professeur de karaté au Judo Club du Rhin (67/68).

Plus tard, je suis parti à Paris pour mes études. J'ai pu y travailler quasi quotidiennement avec Me Nakazono et un jour il me dit : «Maintenant, vous devez arrêter le karaté, cette discipline vous crispe». Entre temps j'avais tâté du judo, mais je n'en ai fait que deux ans; le karaté, par contre, je l'ai pratiqué quatre ans parallèlement à l'Aïkido. Mais c'est l'Aïkido qui tenait la première place.

Comment t'est venue l'idée de faire de l'Aïkido ?

De façon très pragmatique ; à 14 ans suite à une bagarre pour une fille de 15 ans, avec son prétendant régulier qui en avait 17. La bagarre n'a pas tourné à mon avantage. Il me semblait important que cela ne puisse pas se renouveler et j'ai donc cherché à pratiquer un art martial. Un ami de quartier, Charly Duch, pratiquait déjà le judo et l'Aïkido. Il m'a conseillé de faire du judo. Mais le soir où je suis allé au club, il n'y avait pas de cours de judo: c'était le jour de l'Aïkido. Ça se passe souvent comme ça, n'est-ce pas ?

Ça me rappelle l'histoire de Klaus Chudziak. Donc, tu es venu à l'Aïkido «très normalement» et tu t'y es développé ?

Pour moi ce fut tout de suite une passion. Me Nakazono était plus âgé que Me Tamura, il était le Sempaï. Mais ils collaboraient très étroitement et très harmonieusement, en particulier pendant les grands stages d'été comme à Annecy. Certes après le départ définitif de NAKAZONO Senseï pour les USA en 1972, c'est Me Tamura qui a continué à diriger seul les stages d'Annecy. Me Nakazono, qui parlait très bien le français, apportait des éléments philosophiques très nouveaux pour un jeune occidental, particulièrement en ce temps là. Par exemple le Zen et il l'appliquait. Aujourd'hui, tu trouves partout des livres sur le Zen.

Il nous a fait réfléchir à ce que nous mangions, et ce dans les années 1964-65, et ça en France !! Bon, aujourd'hui on a d'autres problèmes avec les produits alimentaires. Il a introduit le Zen macrobiotique. Il s'en est éloigné plus tard, mais il nous mettait en garde contre le sucre, le pain blanc.

Il en parlait beaucoup. Il recommandait le riz et le pain complet. A seize ans, on est disponible pour ce genre de choses. Ce qui créait pas mal de problèmes avec la cuisine familiale ! J'ai fini par suivre un régime alimentaire particulier : peu de viande, des céréales complètes, et je m'y tiens encore.

Je m'imagine que les problèmes avec tes parents n'étaient rien à côté de 1968, quand tu était étudiant à Paris. Aujourd'hui encore, trouver du pain complet c'est un peu une loterie.

Dans l'école d'ingénieur où j'étudiais, je pouvais faire cuire mon riz moi-même. Mais le pain complet, ça tu as raison, je n'en trouvais pas.

Si je ne me trompe, l'idée de tenir un stage de quatre semaines vient de O Sensei ?

Ceci n'est qu'un extrait.
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Deuxième partie ->

Paul Muller en Guadeloupe (mars 1998)